Vos élu.es de la CFDT Education ont rencontré la nouvelle Dasen Brigitte Lacoste afin de lui présenter les particularités de notre département et nos revendications pour les personnels.

Comme avec chaque nouveau Dasen, nous avons d’abord parlé du professionnalisme et de l’investissement des personnels, qui permet à notre département d’avoir les meilleurs résultats scolaires de l’académie. Et ce, malgré des réformes qui se succèdent et des outils toujours plus nombreux mais pas toujours performants. Nous avons insisté sur la nécessité de conserver certaines bonnes pratiques et fait nos propositions.

Voici le compte-rendu non exhaustif de vos élu.es :

  • Continuer à autoriser largement les temps partiels : 284 autorisés à cette rentrée (dont environ 120 sur autorisation et 22 pour retraite progressive), ce n’est pas le cas dans la plupart des départements mais ça permet de donner du souffle aux collègues (contraintes familiales, projet personnel…) => La Dasen a indiqué vouloir continuer à les autoriser.
  • Ne pas restreindre les autorisations d’absences (ASA), surtout médicales, en donnant systématiquement la journée si l’examen s’effectue hors du département. La Dasen est d’accord à condition que le maximum de précisions apparaisse dans la demande (conseil de la CFDT : ne donnez pas de détails médicaux). Les ASA pour son propre mariage seront données avec solde. Dans la mesure du possible, essayez de caler les RDV hors temps de classe.
  • Ne pas oublier les titulaires brigades : sans formation spécifique, oubliés des évaluations d’école, envoyés parfois dans des classes où l’enseignant et l’AESH sont en formation, la CFDT a évoqué leurs conditions de travail souvent difficiles => la Dasen a précisé vouloir refaire une formation spécifique pour les brigades et investir les équipes dans leur accueil (mettre à jour les classeurs indiquant les spécificités de chaque classe, répartir les élèves en cas d’absence aussi de l’AESH…)
  • Le suivi des dépôts RSST a été évoqué, avec les travaux académiques dans lesquels la CFDT apporte toutes ses propositions. La réactivité et la bienveillance des IEN est primordiale afin d’assurer le collègue en souffrance du soutien de l’administration. Le soutien vis à vis des élus et des familles doit également être sans faille !
  • L’expérimentation sur la carte scolaire au vu de la baisse démographique ne permettra pas d’avoir un traitement de faveur au niveau des postes puisque tous les départements seront concernés en janvier prochain !
  • La chute démographique pourrait permettre de baisser le nombre d’élèves par classe, et arriver enfin au même niveau que nos voisins de l’OCDE. Ce n’est pas le choix du gouvernement qui cherche des économies alors les résultats des élèves baissent en raison principalement des politiques éducatives menées depuis une dizaine d’années ! Nous avons dénoncé cet état de fait, mais indiqué à la Dasen que la CFDT jugera toujours sa carte scolaire en fonction des moyens dont elle dispose.

Nos propositions pour la carte scolaire :

  • Arrêter de créer des postes hors la classe
  • Continuer à créer de postes de remplaçants
  • Pour les écoles en Quartier politique de la ville (QPV) et en territoires Educatifs Ruraux (TER), prévoir un taux d’encadrement inférieur à la moyenne départementale (21,3 d’élèves par classe) afin que ces labels soient concrètement pris en compte.
  • Pour les écoles en RPI sur 3 sites, il faudrait passer à 1 site mais avec la certitude d’éviter une fermeture suite au regroupement, d’où notre proposition de travailler sur des conventions pour avancer sur la question.
  • Sur la question du maillage et du réseau, la CFDT a rappelé les difficultés qui peuvent surgir quand les élus sortent de leur rôle (imposer des répartitions par ex), ou quand des IEN méconnaissent les règles du mouvement en cas de fermeture ou fusion d’écoles => La Dasen a convenu qu’il faudra toujours considérer le réseau à la fois en termes de carte scolaire et de gestion humaine (mouvement).
  • Sur le bâti scolaire, suite aux nombreux dépôts RSST pendant les vagues de chaleur, nous avons déploré le manque de réactivité de l’administration alors que certains élus avaient tout de suite réagi pour s’assurer que leurs locaux n’étaient pas des bouilloires thermiques. Nous avons demandé à ce qu’un bilan soit fait de tous les bâtiments non adaptés et que chacun prenne ses responsabilités. Ce bilan devra être opérationnel car un diagnostic partagé permettra de faire pression sur les collectivités. Des adaptations sont possibles à court terme (ventilateur de plafond, films sur les vitres, stores…) mais la question de l’aération demeure délicate.
  • Sur la place du privé qui est importante dans la Manche : la CFDT a dénoncé la position de certains élus ou associations qui font la publicité du privé (affichage public, chantage à la fratrie…), certains élus abusent même de leur pouvoir (pression sur les enseignants, intimidation pendant les conseils d’école, convocation de directeurs…). La CFDT a rappelé à la Dasen que l’école de la République était l’école publique et laïque, la direction diocésaine gère ses écoles, la Dasen doit défendre les écoles publiques => Elle en a convenu et s’est montré surprise de ces pratiques.

Vos élu.es de la CFDT continueront dans les prochaines instances à faire valoir ces propositions pour essayer d’améliorer vos conditions de travail dans les écoles et établissements.

Valérie Levavasseur et Richard Viaux