Le Comité Social d’Administration ministériel (CSA MEN) qui traitait de la rentrée 2026 s’est tenu le 26 janvier 2026. Il a validé la suppression de 4000 postes d’enseignants prévue dans la loi de finances, loi qui doit encore être examinée par le conseil constitutionnel. En Normandie comme ailleurs, cette décision brutale ne permettra pas d’améliorer les conditions de travail des personnels de l’Éducation nationale, pourtant fortement dégradées.



Si le premier degré avait été relativement épargné l’an dernier, avec 22 suppressions de postes pour 4 000 élèves en moins, le coup de rabot est violent pour la rentrée prochaine avec -153 postes pour -6000 élèves. Le prochain CSA académique du mardi 3 février 2026 devra répartir ces suppressions entre les 5 départements normands.
Dans le second degré, la taille à la hache continue, avec -150 postes pour – 2000 élèves (contre -137 pour -1800 l’an dernier), et la perte d’1 emploi de CPE.
Les personnels administratifs ne sont pas épargnés par ces coupes à tout va, puisque 5 suppressions de postes dans les établissements sont annoncées, et que les services académiques devront rendre 11 postes en tout (il est déjà loin le temps où le ministère s’engageait à avoir une attention particulière pour notre académie fusionnée, forcée de travailler sur deux sites rectoraux).
Seule éclaircie à distinguer dans ces annonces terribles, la création de 2000 postes d’AESH au niveau national (1200 étaient prévues initialement), dont on ne mesure pas très bien encore combien seront possibles en Normandie. 300 de ces postes doivent améliorer spécifiquement l’accompagnement en ULIS.
La CFDT Éducation Formation Recherche Publiques revendique que la période de baisse démographique soit l’occasion d’améliorer les conditions de travail et de rémunération des personnels en sanctuarisant, à minima, les postes existants. À l’inverse, ce qui se prépare en Normandie pour septembre 2026, ce sont des suppressions de postes nombreuses, des collègues affectés loin de chez eux, parfois sur plusieurs établissements, des contractuels qui ne seront pas reconduits… Un plan social qui ne dit pas son nom.
Lire la déclaration liminaire de la CFDT Education Formation Recherche Publiques au CSA MEN
